28 mai 2006
TRISTE REALITE DU LOGEMENT SOCIAL
| "La CNL demande "un grand service public du logement et de l'habitat" |
| PARIS, 25 mai 2006 (AFP) - La Confédération nationale du logement (CNL), qui tient son congrès national de jeudi à dimanche à Paris, affirme qu'"au titre des économies budgétaires, le logement est sacrifié", et souhaite "la création d'un grand service public du logement et de l'habitat".
Le président de la CNL, Jean-Pierre Giacomo, a critiqué la situation du logement social en France, en soulignant que "moins de 60.000 logements véritables sociaux" ont été construits en 2004 et que 170.000 familles ont été "privées d'aides personnelles" avec le passage de 15 à 24 euros du plancher de versement de l'aide, indique un communiqué de la CNL.
"Au titre des économies budgétaires, le logement est sacrifié. Les crédits budgétaires, comme c'est le cas de l'aide à la pierre et des aides personnelles, sont gelés avec les conséquences que l'on connaît", estime M. Giacomo, cité dans le communiqué.
"Dans le même temps, les aides fiscales sont accordées généreusement, sans aucune véritable contrepartie, au secteur privé. L'exonération de Robien coûte plus cher à l'Etat que les fonds consacrés au logement social", affirme le président de la CNL.
La CNL indique que le service public du logement et de l'habitat sera un des éléments centraux des débats de son 48ème congrès. "La création d'un grand service public du logement et de l'habitat est nécessaire pour mettre en oeuvre le droit au logement", affirme M. Giacomo.
Parmi ses objectifs, la CNL se propose notamment "d'élever le niveau de (son) intervention pour que le logement, l'habitat, la politique de la ville, la consommation, aient une place essentielle dans le débat électoral", et de "conquérir des droits nouveaux en revendiquant un statut de l'élu social"." |
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15 mai 2006
MEDECINS HOSPITALIERS : FORTE MOBILISATION ET PROLONGEMENTS PROBABLES
Au lendemain de la publication des résultats d'un sondage montrant que les français sont satisfaits de leur hôpital, Services Publics 2007 reproduit ici un extrait d'une lettre de l'UGICT-CGT montrant les problèmes internes auxquels les praticiens sont confrontés. Edifiant !!!
Nous nous demandions hier : à quand la réforme du système hospitalier qui rendra les Français mécontents ? Visiblement, celle-ci se confirme à grands pas, démontrant une nouvelle fois la malveillance de nos élites politiques néo-libérales.
Mais bravo, cent fois bravo aux médecins hospitaliers qui ont décidé de se mobiliser.
"Médecins hospitaliers : forte mobilisation et prolongements probables
La grève des médecins hospitaliers le 11 mai pour dénoncer la réforme de leur statut a connu, de l’avis de deux de leurs syndicats, «un succès sans précédent ». Cette journée a incontestablement marqué la semaine sociale par son ampleur. Les syndicats ont recensé 80% de grévistes chez les psychiatres, les urgentistes, les anesthésistes et les pharmaciens et plus de 50% en moyenne dans l’ensemble des établissements. Le syndicat national des anesthésistes réanimateurs a annoncé jusqu’à 95% des praticiens de cette spécialité en grève dans plusieurs établissements et il recense «des chiffres jamais atteints en CHU» avec plus de 60% de grévistes au CHU de Lille ou 90% au Centre hospitalier (CH) de Perpignan. C’est donc, même si la continuité des soins a été assurée par ces professionnels, un beau succès de mobilisation qui devrait connaître des suites car les syndicats comptent «prolonger le mouvement» en boycottant les actes non médicaux. Les syndicats ont appelé à partir du lundi 22 mai et sans limite de durée, tous les praticiens à se consacrer exclusivement au service des patients et à renvoyer toute autre activité à une période ultérieure. Ce qui est en cause dans ce conflit, au-delà de la réforme du pouvoir de nomination des praticiens, c’est à la fois la situation de pénurie des effectifs médicaux et l’accroissement des contraintes de toute sorte que doivent supporter les médecins. Ces derniers veulent préserver leur indépendance vis-à-vis des managers hospitaliers. Ce conflit reflète une fois encore la pratique du dialogue social de ce gouvernement. Ainsi, pour le président de l’Amuhf (urgentistes), Patrick Pelloux, «au lieu d’offrir de discuter une fois que tout est ficelé, le ministre doit retirer son projet et accepter d’ouvrir une concertation ouverte et libre. Nous y sommes prêts, qu’il s’agisse de voir comment on peut faire évoluer le statut du médecin hospitalier ou de mettre à plat les problèmes sociaux et humains de l’hôpital». Les revendications du mouvement restent «le retrait» de la réforme et «la réouverture de négociations». C’est un conflit de salariés hautement qualifiés qui pose toute une série de questions qui renvoient à l’éthique, à la responsabilité professionnelle, au sens du service public. Il renvoie à la situation de grande fragilité des hôpitaux, dont nombre d’entre eux connaissent une situation budgétaire catastrophique avec des reports de charges d’année en année qui finissent par faire des déficits abyssaux. En réponse, certains hôpitaux ont, sous la contrainte des autorités sanitaires, mis en place des plans de retour à l’équilibre assortis de centaines de suppressions d’emplois."
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14 mai 2006
LES FRANCAIS ONT UNE BONNE OPINION DE LEURS HOPITAUX : A QUAND LA REFORME QUI LES RENDRA MECONTENTS ?
Un sondage TNS Sofres pour la Fédération Hospitalière de France nous apprend que 82% des Français ont une "une bonne opinion" des hôpitaux publics, contre 14% qui en ont une "mauvaise opinion". Dans ce sondage, les hôpitaux devancent les cliniques privées dans le coeur des Français.
Les hôpitaux sont ainsi répertoriés par les Français comme faisant partie des services publics les plus performants en raison notamment de la qualité des soins, des services de maternité, et de l'accueil du patient.
Même si elles donnent un peu moins satisfaction, la prise en charge de la douleur et la prise en charge des personnes les plus démunies sont encore jugées positivement par les Français.
Une dépêche AFP souligne à propos de ce sondage que 77% fes Français refusent la perspective d'une privatisation des hôpitaux, et que 85% jugent les moyens humains et financiers des établissements publics "insuffisants".
Nos élites politiques, n'en doutons pas, en déduirons sûrement qu'une réforme du système hospitalier s'impose, pour en réduire la dépense et en confier une partie au secteur privé. C'est ainsi qu'elles ont procédé pour d'autres services publics, dont les plus récents sont ceux du gaz et de l'électricité ; on ne voit pas bien pourquoi les hôpitaux seraient épargnés par la fureur dérégulatrice des dirigeants politiques.
Services Publics 2007 appelle donc tous ses lecteurs à la vigilance sur les différents rapports publiés actuellement sur le secteur hospitalier et ses personnels, et à suivre de près les réformes qui pourraient être engagées dans ce domaine.
Comme vient de nous le rappeler notre Premier Ministre par sa boutade aux journalistes : "les fonctionnaires sont comme des moules accrochées à leur rocher", la haine du fonctionnaire demeure tenace chez les néo-libéraux, et elle ne désarme pas. Sachons tout simplement rappeler aux leaders politiques que si les fonctionnaires sont comme des "moules accrochées à leur rocher", elles ne font qu'imiter l'exemple que leur donnent leurs dirigeants politiques, qui bien que désavoués, ne lâchent jamais leur magot.
Ainsi, mieux vaut le rocher du service public pour bâtir une société efficace et solidaire que l'eau boueuse dans laquelle nous entraînent les malhonnêtetés des néo-libéraux.
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11 mai 2006
AFFAIRE SUEZ : ENCORE UN "DETOURNEMENT DE FONDS" !
L'affaire n'a pas le même retentissement que celle de Clearstream, pourtant elle est bien réelle.
L'AFP nous dévoile, à la suite de l'Assemblée Générale des Actionnaires du Groupe Suez que "Le PDG du groupe d'énergie et d'environnement Suez, Gérard Mestrallet, a perçu en 2005 une rémunération globale de 2,536 millions d'euros" ; 1,1 M€ de salaire fixe, et 1,436 M€ de bonus !!!
Services Publics 2007 rappelle à ses lecteurs que Suez a construit sa fortune sur le service public de l'eau, et que ce Groupe cherche à l'accroître aujourd'hui en mettant la main sur service public de l'énergie. Le jeune Cirelli, PDG de Gaz de France, se sent bien petit, lui qui ne touche que quelques centaines de millers d'euros par an ! mais il rêve de grossir comme son aîné Mestrallet, on le comprend, et pour cela à lui livrer Gaz de France sur un plateau doré.
Nous avons face à nous les pires profiteurs, les pires fossoyeurs de l'intérêt général et du service public : ces hommes ne méritent ni considération, ni bien sûr aucun crédit.
Au bout du compte, ce sont les factures des usagers qui financent ce qu'on ne peut décemment plus appeler des rémunérations, mais des sortes d'Abus de Biens Sociaux institutionnalisés !!!
Pourquoi désormais poursuivre des voleurs de mobylettes et leur infliger des condamnations, lorsque des individus, qui font les prix dans des secteurs vitaux dont personne ne peut se passer, s'engraissent si éhontément ?
Arrêtons-nous un instant sur la somme : 2,536 M€ pour Monsieur Mestrallet, cela représente la bagatelle de 16.65 millions de francs en un an ; soit le salaire de plus de 170 personnes au salaire minimum, ou le revenu de 488 personnes au RMI !!!
Pour un ménage dont les factures d'eau s'élèvent à 350 euros par an, la rémunération de M. Mestrallet, leur fournisseur obligé (à moins qu'il ne s'agisse de l'ex Générale des Eaux ou de Bouygues, mais on retombe toulours sur les mêmes et sur les mêmes pratiques) représente tout simplement 7245 ans de consommation d'eau : avis à ceux qui se font un honneur de payer leur facture et qui éprouvent des difficultés à le faire : 7245 ans de paiement assidu et parfois douloureux de leur part ira dans les poches de Mestrallet en une petite année !!!
Face à un tel scandale, Services Publics 2007 en appelle tout simplement à une renationalisation du service public de l'eau, et à une redistribution des sommes détournées en toute impunité !
21:47 Publié dans Revue de presse et communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 mai 2006
HAUSSE DU PRIX DU GAZ : LE PARTI SOCIALISTE REAGIT ... ENFIN !
Inénarrable Parti Socialiste !
Il nous avait tellement habitués à prendre les devants des libéraux en privatisant à tout-va ...
Il nous avait tellement habitués à se résigner honteusement devant l'entreprise de destruction des services publics menée par la technostructure bruxelloise ...
Il nous avait tellement habitués à accepter les attaques frontales de la droite contre les services publics ...
... que Services Publics 2007 note avec une grande satisfaction le Communiqué que vient de publier le Parti Socialiste sur la hausse des prix du gaz : visiblement l'approche des élections le rend soudainement plus lucide !
Voici donc, cher lecteur, le Communiqué du PS sur la hausse des prix du gaz : si Services Publics 2007 avait dû l'écrire, il n'aurait probablement pas fait mieux, alors savourons ensemble :
"le 03/05/06
Hausse du prix du gaz et privatisation de GDF : tout pour les marchés financiers
Le Parti socialiste dénonce vigoureusement la hausse du prix du gaz entrée en vigueur hier. Justifiée officiellement par le renchérissement du pétrole, cette nouvelle augmentation de 5,8% est profondément choquante. Elle porte la hausse cumulée à près de 30% en 18 mois alors que GDF vient de doubler ses bénéfices en 2005 (1,234 Mds€) et d’accroître ses dividendes (+ 46 %) qui sont désormais plus importants que les salaires versés aux agents.
En vérité, la hausse des tarifs du gaz est d’abord destinée à améliorer la plus-value des actionnaires d'une entreprise à la santé florissante et à rassurer les marchés financiers sur le bien-fondé de la fusion avec Suez.
Cette mesure va pénaliser lourdement les 11 millions d’abonnés au gaz en France.
Le Parti socialiste déplore une nouvelle fois la stratégie purement financière du gouvernement qui démantèle les outils publics de la politique de l'énergie au détriment des Français et pour le plus grand profit des actionnaires.
Il s'inquiète également des récentes informations faisant état d'une notification imminente par le gouvernement du dossier de fusion Suez-GDF à la Commission européenne, avant même que le Parlement français ait eu à se prononcer sur la question.
Il rappelle qu'une telle opération qui implique que la participation de l'État au capital de Gaz de France soit ramenée à 34 %, soit au-dessous du seuil de 70% fixé par la loi du 9 août 2004, est impossible sans que la représentation nationale en ait débattu. Un tel passage en force du gouvernement serait inacceptable.
Le Parti socialiste réitère son opposition totale à la privatisation de Gaz de France, à travers sa fusion avec Suez, et souhaite faire prendre conscience à tous les Français du dommage considérable qui en résulterait pour l’indépendance énergétique et la sécurité d’approvisionnement de notre pays.
Communiqué du Bureau national"
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02 mai 2006
REACTION A UN PROPOS DE SEGOLENE ROYAL SUR LES SERVICES PUBLICS
Dans son édition du 2 mai, et un article intitulé "Ségolène Royal hésite entre tradition et modernité", le journal l'Humanité relate la visite de Ségolène Royal à Cambrin (dans le Pas-de-Calais) et son discours tenu devant 250 militants.
En évoquant les services publics, Ségolène Royal aurait ainsi déclaré vouloir "réconcilier les valeurs morales et la modernité dans les services publics et la vie humaine" (éducation, famille, travail).
Services Publics 2007 ne souhaite pas qu'un propos de ce genre reste dans réponse.
En effet, que viennent faire les valeurs morales dans les services publics ? Est-ce avec des valeurs morales que l'on maintiendra ouverts les services hospitaliers, que l'on assurera aux enfants un niveau correct d'instruction, que l'on mènera d'ambitieux programmes de recherche et développement, que l'on garantira aux usagers des tarifs accessibles pour des biens vitaux comme l'électricité et le gaz, que l'on cessera les absurdités comme le foisonnement des numéros de renseignements téléphoniques ???
Quelle serait cette modernité qui resterait encadrée par de prétendues "valeurs morales" ?
Plus fondamentalement, comment pouvons-nous être certains que les valeurs morales de Mme Ségolène Royal coïncident avec celles de tous nos concitoyens, alors que les "valeurs morales" sont contingentes, qu'elles dépendent des lieux, des époques, des confessions, et au bout du compte des personnes ?
C'est bien parce que les "valeurs morales" divisent plus qu'elles n'aident à vivre ensemble que la République a inventé la laïcité, principe fondamental par lequel les citoyens reçoivent la garantie que l'Etat, et au-delà les services publics, respecteront la liberté de conscience de chacun.
Alors, respect des "valeurs morales", ou respect de la liberté absolue de conscience de chacun ?
Services Publics 2007 a fait son choix, et c'est celui de la liberté de conscience, celui de la laïcité.
Dans une société menacée par le communautarisme, dans laquelle des illuminés fanatiques s'enchaînent dans des services hospitaliers pour empêcher les avortements, dans laquelle des jeunes filles voilées ne peuvent pas suivre tranquillement certains programmes scolaires sans risquer les foudres familiales, le service public n'a en aucune manière à respecter les "valeurs morales" : il doit assurer à tous, sur tout le territoire et dans la plus stricte neutralité, le service de la meilleure qualité possible. Il doit aider à l'émancipation de chacun en ne cédant pas sur ses missions fondamentales.
Merci donc à Mme Royal de bien vouloir respecter la laïcité de la République.
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