04 juin 2006

EN DIRECT DE L'ARIEGE

Services Publics 2007 a reçu ce communiqué du Parti Socialiste concernant les services publics :

"COMMUNIQUE DES ELUS SOCIALISTES ET REPUBLICAINS:


Les services publics demeurent l’un des piliers fondamentaux du modèle économique et social auquel les ariégeoises et les ariégeois restent très attachés. Leur domaine couvre l'ensemble des «biens publics» indispensables à l'épanouissement du citoyen et au développement harmonieux de la société:

les services marchands (eau, électricité, gaz, courrier postal, télécommunications, transports collectifs…), comme les services réputés non marchands (éducation, formation professionnelle, recherche d'emploi, santé…).

Le maintien d’un tissu de vie sur tout le territoire de notre pays au bénéfice des populations qui y vivent, même si elles sont peu nombreuses, ainsi que de celles qui veulent y séjourner, nécessite des décisions urgentes et des moyens financiers adéquats.

Aujourd’hui la situation de notre département à l’égard des services publics inquiète les élus et la population . En effet la plupart des secteurs sont touchés parmi lesquels:

La Poste, l’Education Nationale, la SNCF, la Santé, le Trésor Public, la gendarmerie, France Telecom, l’énergie, mais aussi la Banque de France, les Mutuelles : MSA et la Mutuelle de la Fonction Publique...

A la veille de la réunion de modernisation des services publics organisée par les services de l’Etat, les élus craignent:

-que l’utilisation des Technologies et de la Communication , par les télé procédures ne soit employée pour remplacer le service public de proximité sur nos territoires ruraux,

-que la transformation des bureaux de poste par des agences communales n’aboutisse à terme qu’a la prise en charge par la collectivité du service de la poste

-que la création des maisons des services publics, dont la maîtrise d’ouvrage est soit communale ou intercommunale ne se transforme en charge financière nouvelle supportée intégralement par les collectivités

-que l’incitation par l’Etat à la création de centre médico social par les communes ne transfère sur les collectivités la compétence de la santé qui aujourd’hui est à la charge de l’Etat et qui doit le rester.

Si l’objectif recherché du gouvernement est de confier le soin aux collectivités locales de mettre en oeuvre, avec leurs moyens, les services indispensables au public dans les zones rurales, il n’aura pas l’adhésion des élus socialistes et républicains.

Le débat que souhaite le gouvernement sur le développement des services au public en zone rurale nous donne l’occasion d’évoquer tous ces points.

La réussite peut être plus sérieusement espérée si tous les acteurs partagent cette vision prospective et apportent à l’édifice commun. A commencer par l’Etat qui doit, de manière liminaire, poser le double principe de la solidarité et de l’exemplarité.

Une réflexion de fond doit être engagée qui ramène aux notions d’aménagement du territoire , d’équilibre entre les zones et de solidarité.

Aujourd’hui, d’autres valeurs semblent s’affirmer (pôles de compétitivité, pôles d’excellence, coopération métropolitaine) qui suscitent des orientations défavorables aux zones rurales.
La volonté et les moyens des collectivités ne suffisent pas.

Il est indispensable que l’Etat reste le garant de la solidarité nationale en matière de service public:

-qu’il donne aux services qui restent de sa compétence les moyens de fonctionner correctement

-qu’il apporte aux collectivités défavorisées les moyens d’assurer la même égalité de service sur les territoires excentrés où ils sont encore inexistants et plus coûteux qu’ailleurs.

Par email, Frédérique MASSAT , Présidente de l’Union départementale des Elus Socialistes et Républicains"

03 juin 2006

LES PRIX DE L'ELECTRICITE EXPLOSENT : MERCI A LA DEREGULATION !!!

Dans un article du journal "Les Echos" du 30 mai dernier, une étude du consultant NUS a été rendue publique :

 

"Bien des entreprises l'avaient constaté dans leurs factures, l'étude annuelle du consultant NUS le confirme, chiffres en main : dans l'électricité, l'ouverture du marché européen à la concurrence se traduit par une forte hausse des prix, au lieu de la baisse espérée. L'an dernier, les prix ont augmenté dans tous les pays européens, avec partout des progressions supérieures à 10 %, sauf en Allemagne (+ 7,5 %). "

 

Malheureusement, la France, terre d'expérimentation du libéralisme le plus sauvage, se fait encore remarquer :

 

"Le record des hausses est détenu par la France, qui enregistre un bond de 48 % par rapport à l'année dernière sur son marché dérégulé, souligne NUS. Deux ans après la libéralisation du marché français pour les clients professionnels, l'écart se creuse ainsi entre les tarifs des marchés régulé et dérégulé. Or ceux qui ont opté pour la concurrence ne peuvent revenir en arrière.[...] En cinq ans, les prix ont ainsi grimpé de 10,6 % pour les clients fidèles à EDF et de... 76 % sur le marché libre. "

 

Quand nos hommes politiques comprendront-ils qu'il est devenu urgent de stopper le train fou de la dérégulation dans le domaine des services publics ???